Les soft skills : importance et impacts dans le recrutement

Pourquoi les soft skills sont devenues incontournables et quels impacts ont-elles pour les recruteurs et les candidats ?

 

 

 

A travers cet article nous allons vous éclairer sur les soft skills et la prédominance qu’elles prennent aujourd’hui sur le marché du travail.

 

 

Les chiffres clés des soft skills

 

80% des fins de périodes d’essais rompues (à l’initiative salariés ou employeurs) l’ont été pour des raisons autres que la compétence technique

 

Selon une étude publiée par Cadre Emploi en mai 2019, 62% des dirigeants et cadres ayant des responsabilités managériales sont prêts à recruter uniquement sur la base des soft skills des candidats. A l’issue de cette étude, une liste de 10 soft skills a été dressée. On peut y retrouver l’esprit critique, la créativité, l’esprit d’équipe et bien d’autres encore !

 

Pour Pôle Emploi, 6 entreprises sur 10 estiment que les compétences comportementales sont plus importantes que les compétences techniques.

 

Autant d’informations et de données qui nous confirment l’importance des soft skills dans le recrutement.

 

Arrêtons-nous rapidement sur la définition des soft skills ou “compétences douces”. Parmi toutes celles qui existent, l’une d’elles traduit bien la pensée : ce sont les compétences humaines nécessaires pour réussir dans le monde professionnel. Plus précisément il s’agit des capacités que l’on a pour interagir avec les autres.

 

 

soft skills

 

 

Evolution des pratiques

 

Yannick, Responsable du cabinet TalentSkills de Paris, nous rappelle qu'il y encore quelques années, un brief de poste consistait à faire une longue “liste de course”. Cette liste était composée de différents savoir-faire et compétences techniques. Aujourd’hui nous n’y consacrons qu’une dizaine de minutes.

 

De nos jour, nous parlerons plus volontiers de projets d’entreprise, de valeurs communes, de compétences de personnalité afin de définir le parfait mindset*.

 

*Le mindset est un mot anglais qui signifie “l’état d’esprit” ou encore “mentalité”. Dans le contexte de cet article, un bon mindset est l’état d’esprit qu’il faut pour réussir professionnellement.

 

Dans ce contexte, depuis quelques temps maintenant, nous parlons d’Intelligence émotionnelle, de compétences en communication, de pensée analytique ou d’éthique. 

 

 

Les impacts des soft skills sur les différentes parties prenantes

 

 

Quel impact pour l’entreprise ?

 

Si l’on replace cela à l’échelle de l’entreprise, la mondialisation, la transformation des métiers ont eu pour conséquences que tout ce qui est facile à réaliser a été automatisé. Les compétences techniques deviennent vite obsolètes. Qui plus est, le besoin de se réinventer est bien présent et indispensable, car il ne reste maintenant que les postes complexes.

 

Pour l’entreprise qui se pose la question de comment retenir ses cadres, elle devra être attentive à recruter la bonne personne. Celle qui aura envie de s’aligner sur sa culture et ses valeurs.

 

 

Quel impact sur le recrutement ? 

 

Ce mouvement de fond a clairement changé notre paradigme dans notre manière de recruter et d’évaluer nos candidats.

 

Prenons l’exemple de l’Assistante de Direction Générale, où pendant très longtemps l’entretien de recrutement consistait à valider sa capacité à gérer un agenda, à maîtriser le pack office. Ces évaluations pratiques ont occulté la réalité de la fonction : gestion de la pression du dirigeant, capacité à interagir avec une multitude d’interlocuteurs de tous niveaux, adaptabilité face à l’imprévue. Autant de frustrations vécues par ces candidats.

 

 

soft skills

 

 

 

Quel est l’impact pour le candidat ?

 

Il est important d’avoir en tête que si les hards skills ou “compétences techniques” vont permettre de décrocher un entretien, ce sont les soft skills qui vont permettre au candidat de le réussir.

 

 

Dans les recrutements moins de 20% de l’entretien sera consacré sur la validation des compétences.

L’objectif de l’entreprise va être de recruter des collaborateurs qui savent parler de leur histoire.  Pour cela, il sera nécessaire de mettre en avant ce qui les a construits et non une simple lecture d’un CV, qui bien souvent est déjà connu.

 

L’entreprise a besoin de se projeter dans des moments faibles, comme on peut le connaître actuellement. Notamment avec des collaborateurs qui sauront vivre ensemble, apprendre collectivement, gérer la crise.

 

De nombreux candidats ont encore une approche très académique

de l’entretien, et n’explorent pas assez la dimension des soft skills.

 

On constate qu’un candidat qui ne va pas hésiter à mettre en valeur, à travers une expérience professionnelle ou personnelle, une situation dans laquelle il a résolu un problème et la manière dont il a procédé, fera la différence et prouvera qu’il sera en phase avec la réalité professionnelle attendue.

Au cours du recrutement, une autre donnée essentielle est aussi attendue de la part du candidat : la sincérité.

 

 

La nécessité d’être sincère et authentique

 

Le sujet n’est pas d’être systématiquement en zone de confort, mais il est impossible d’être en zone d’effort perpétuelle. En effet, cette seconde situation ne retranscrit pas la vérité et ne va pas permettre d’évaluer ce qui est attendu par le marché.

 

D’ailleurs, il est nécessaire de garder en tête que ce n’est pas parce qu’un candidat n’a pas les soft skills attendues par l’entreprise, que cela remet en cause son potentiel et son expert

 

ise. Au contraire, du fait que chaque entreprise dispose de sa propre culture, l’enjeu du recruteur va être de trouver cette entreprise qui va partager la culture qu’attend le futur collaborateur et inversement. 

 

L’enjeu pour les candidats est l’authenticité, car plus ils seront authentiques et plus ils seront alignés avec leurs valeurs et leurs envies.

 

Le défi principal qui se présente au recruteur va être de savoir quand et comment évaluer ces soft skills ?

 

 

 

Quand et comment évaluer les soft skills ? 

 

Il est indéniable que le premier contact, la poignée de mains, le sourire, la posture sont les premiers signes révélateurs d’une personnalité, d’une attitude.

 

 

L’évaluation des soft skills

 

Ce qui pendant très longtemps était perçu au mieux comme une contrainte, au pire comme une peur, les évaluations psychométriques sont devenues une aide indispensable dans la compréhension du potentiel d’un candidat. Que l’on parle de test de personnalité (Assessfirst, Papi, Sosie), d’assessment* ou bien de mises en situation, nous avons avec nous un éventail de possibilités pour accompagner un candidat dans la compréhension de son projet.

 

*L’assessment

Il est traduit en français par “évaluation”. Dans le processus de recrutement, l’assessment est une méthode qui permet d'évaluer les compétences techniques comme comportementales, à savoir aussi bien le savoir-faire que le savoir-être. L’assessment est un outil qui permet aux recruteurs de tester les candidats et de les évaluer à travers différents exercices, jeux de rôles ou encore entretiens. L’objectif est d’analyser leurs comportements dans une situation professionnelle.

 

Prenons l’exemple du recrutement d’un profil de Cadre Commercial. Par expérience, on obtient tellement plus d’informations dans la connaissance du candidat dans une mise en situation que dans un simple déroulé de CV dans un entretien classique.

 

 

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Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses

 

Il est important de préciser, que dans ces tests il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Ils permettent objectivement de confirmer ou infirmer un ressenti.

 

Nous avons tous été dans une situation où un candidat s’est retrouvé en total désaccord avec ses résultats, d’où l’importance de la restitution des résultats lors de l’entretien. Outre le fait qu’elle permette de nourrir l’entretien, elle permet surtout d’expliquer, de confronter, d’approfondir. On remarque au final que ces résultats ne sont finalement pas si éloigné que cela de la réalité.

 

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il n’est pas conseillé de communiquer les résultats aux clients avant d’avoir fait un débrief. En effet, les résultats peuvent parfois être mal interprétés. 

 

 

 

En conclusion

 

Parce que les compétences comportementales sont à l’origine de 85% de notre réussite professionnelle, nous pouvons retenir qu’il est essentiel de se préparer à les énoncer avec la même exigence que l’on se met à parler de son savoir faire.

 

Les soft skills, de plus en plus recherchées par les entreprises représentent donc le savoir-être d’une personne (intelligence relationnelle, communication…). Tout autant de capacités qui, une fois recruté, permettent au collaborateur de résoudre des problèmes complexes, de prendre des décisions plus ou moins importantes, etc. 

 

On peut retenir de cet article que l’enjeu principal pour les entreprises dans la manière qu’elles ont de recruter va être de savoir se réinventer. Il faut cependant garder en tête que le candidat idéal dispose souvent plus de soft skills que de hard skills.

 

Omniprésentes et incontournables dans les processus de recrutement d’aujourd’hui, les soft skills deviennent indispensables.  Aussi bien pour l’entreprise que pour le candidat. 

 

(Dans un prochain article, nous pourrons vous donner différents conseils pour travailler vos soft skills et les mettre en avant lors d’un recrutement).